bonnes résolutions 2012

Vous pensez que c’est un peu tard pour parler des bonnes résolutions de début d’année ?

En tant que reine autoproclamée de la procrastination, je pense qu’il est parfois trop tard mais pas si souvent que çà (ça dépend pour quoi, quoi). Il est toujours temps de s’y mettre. Comme dit l’adage, mieux vaut tard que jamais !!

qu’est-ce que j’avais noté comme bonnes résolutions en début d’année ?

- faire réparer mes lunettes de vue  (yes !! today !!) et de soleil (en cours de réparation chez l’opticien),

- aller chez l’ophtalmo:  à faire …

- me mettre au régime : à retenter…

- aller chez le gynéco :  toujours pas (ça craint).

- aller chez le dermato :  done mais je dois y retourner (foutus médicaments qui me filent des boutons)

- voir un nouveau psychiatre :  oui, j’ai changé, il est mieux, ou plutôt me convient mieux

- voir plus souvent mes amies :  non, toujours pas fait (j’ai honte de mon apparence…)

- me mettre au sport : j’avais commencé l’aquagym l’hiver dernier mais la piscine a fermé pour travaux. j’espère me réinscrire quand elle ouvrira à nouveau. d’ici là, peut-être me remettre au vélo d’appartement

- faire mon (foutu) mémoire : hum, toujours en projet, peut-être en binôme avec une amie

- me remettre à l’anglais : à faire (ce serait un plus pour un potentiel entretien d’embauche)

- essayer de diminuer les antidépresseurs : en cours même si c’est très dur

- essayer de voir la vie plus en rose qu’en gris : hum des progrès à faire, mais je m’efforce régulièrement de penser à toutes les choses positives que j’ai dans ma vie (notre appart, mon n’amoureux, un boulot, une famille aimante, etc)

- chercher un nouveau boulot : je postule aux rares annonces que je trouve, sans succès jusqu’à présent,

- remettre des fleurs dans les jardinières : pas fait

- avoir un deuxième chat : yes, depuis janvier, un petit rescapé d’un refuge nommé Jimmy

- être à jour dans mes papiers administratifs  : done il y a un mois ! et je suis toujours à jour !

où j’en suis aujourd’hui ? certains projets sont carrément en mode « arrêt » mais j’espère que ce n’est pas définitif.

exploit du jour : je suis allée faire réparer mes lunettes de vue  (admirez la forme de nuages) et en prime j’ai acheté  un nouvel étui rose, so girly !

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ma balance et moi

Me suis pesée ce matin. Comme tous les matins depuis un mois environ. Plus je me dis que je suis au régime, plus je grossis (après plusieurs mois d’utilisation, Barbayoupi découvre qu’on peut mettre des couleurs, wiiizzz, pardonnez-lui d’avance, elle va s’amuser quelque temps:-)c’est une grande enfant, Barbayoupi.

J’aimerais vous dire que ma balance est une salope ou l’affubler d’un autre nom d’oiseau, ce serait rigolo. Tiens, comment je pourrais l’appeler ?? Cruella par exemple mais faudrait pas que je la fâche pour toujours… (flûte, je trouve pas comment je peux mettre certains mots en plus gros ou plus petits). En plus, elle me fait de fausses joies, Salopa, si je la déplace, elle peut m’annoncer deux kilos de moins ou deux kilos de plus. Certes, on pourrait dire que vu le poids que j’ai atteint (93 kilos, non, non, ne nous cachons rien), c’est pas deux kilos qui changent vraiment la donne mais pardon, pour le moral (que j’ai vacillant, je rappelle, vu mon état chronique de borderline), ben deux kilos, ça change tout. Dans un sens. Ou dans l’autre (plus embêtant dans l’autre).

J’ai baissé les médicaments (tiens, si j’écrivais tout en italique ?, c’est jôliii) qui font grossir (merci les antidépresseurs, thymorégulateurs et tutti quanti…) mais pour l’instant ben je grossis toujours…

Je me reconnais pas dans la glace (c’est qui cette fille grosse et renfrognée ?? qu’est-ce qu’elle a cette grognon à me fixer comme çà ???). J’ai honte de mon corps. Je ressemble à un sharpeï (surtout les plis mais la truffe en moins trognon). J’ai honte de mon visage (bouffi le visage, n’ayons pas peur des mots).

IL FAUT QUE CA CHANGE !! (certes, mais… COMMENT ?)

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wouikend made in Normandie

snif, le wouikend est fini et c’était… bien !

en vrac, quelques instants de bonheur :

- une truffe de chien qui se colle à la joue pour souhaiter la bienvenue, un chien (celui de la truffe) obsédé par sa baballe avec qui on joue dans le jardin pour son plus grand bonheur,

- un barbecue dans le jardin fleuri et ensoleillé,

- des lunettes de soleil sur le nez (incroyable ce temps),

- du vin pétillant (j’adooore les bulles, moi),

- une tarte aux abricots du tonnerre de Dieu (encore, encore !!!),

- une journée en Normandie que j’aime toujours autant, ses paysages, ses maisons, cette atmosphère apaisante,

- être entourée par sa Môman et son n’amoureux…

Je me suis sentie presque bien ce week-end (presque mais avec une angoisse sourde liée sans doute à la baisse des médicaments. j’ai vu le psychiatre vendredi et il est ok pour que je baisse mais sous sa surveillance bien sûr. ça s’appelle une « fenêtre thérapeutique »; on fait un essai et on avise. j’ai envie de tenir mais je me sens très angoissée. à suivre.)

et vous ? comment c’était ce week-end ?

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s’accrocher…

Hier mon meilleur ami m’a reprochée le fait que, selon lui, je ne souhaite pas vraiment sortir de la maladie mentale, que je me complais dans cet état et qu’il ne le supporte plus. çà m’a fait mal. Je me bats depuis des années contre la dépression et j’ai d’abord été diagnostiquée bipolaire et seulement récemment borderline. (Je serai certainement sous traitement à vie. Ce qui n’est pas grave en soi, cela me permettra d’être à peu près « normale ».).Les traitements ont donc dû évoluer. Tout cela a pris du temps. Je n’ai pas le sentiment de me complaire dans cet état mais pourrait-il avoir même un peu raison ? Je m’interroge. J’ai peur de le perdre comme j’ai déjà perdu des amies et des copines depuis toutes ces années. La maladie lasse les gens et je le comprends, que dire à quelqu’un qui vous répond toujours à « comment vas-tu ? » « mal »… Encore plus quand il s’agit d’une maladie mentale car c’est peu connu et souvent les gens pensent qu’il ne s’agit que d’une question de volonté pour s’en sortir… Je recommence à me renfermer sur moi-même. J’ai l’impression de ne plus savoir parler. De ne dire que des conneries. D’être jugée chaque fois que j’ouvre la bouche. Au boulot, je n’ose plus l’ouvrir et je me ferme dans le silence. Fatigue d’être moi. Selon mon amoureux, je vais bien mieux même si je ne le réalise pas. Aucune comparaison avec l’ombre que j’ai été aux pires moments de l’hospitalisation en HP. J’ai toujours peur de retomber. Pourtant il y a des points positifs dans ma vie qui montrent que même si ça ne se voit pas, j’avance. Doucement certes, mais j’avance :

- nous  sommes devenus propriétaires de notre appartement avec mon n’amoureux,

-nous allons fêter nos dix ans ensemble au mois de juillet,

- j’ai repris le travail à plein temps en octobre 2010,

- nous retournons au cinéma, je lis à nouveau,

- j’ai repris le régime (c’est duuuuuuuuuuuuur),

- j’ai baissé les médocs (peut-être pas la meilleure idée mais bon),

-je retourne chez le coiffeur, chez l’esthéticienne, je recommence à prendre un peu soin de moi (par à-coups, mais bon…),

- je fais des projets (bon par contre, ils restent beaucoup à l’état de projets, je n’ai pas l’énergie pour m’y mettre…).

Le vrai point noir de ma vie est ma situation professionnelle. Certes, j’ai un emploi et par les temps qui courrent, c’est déjà énorme. J’aime ce que je fais mais je ne supporte plus l’ambiance, çà me plombe vraiment. Il faudrait que j’en change (mais secteur de la communication bouché) ou que je me reconvertisse (mais en quoi ? je réfléchis). J’ai l’impression d’être « arrêtée » dans une situation professionnelle qui n’évolue plus.

En fait je ne suis pas heureuse car je n’ai jamais le sentiment d’avancer. Je me compare aux autres et je trouve qu’ils s’accomplissent, s’épanouissent, qu’il leur arrive toujours des trucs géniaux et qu’à moi, non. Or, j’ai une belle vie que m’envieraient bien des personnes. J’ai tout pour être heureuse. J’en suis consciente. Et je suis heureuse. Par moments. Quand je ne sombre pas.

j’ai pas dit mon dernier mot.

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un jour difficile…

merci tout d’abord mes copinautes (qui pour beaucoup d’entre elles sont devenues des amies IRL) qui me lisent et qui commentent ou m’envoient des mails.

ce premier jour de retour au boulot a été extrêmement difficile pour moi.

j’ai perdu toute confiance en moi avec la mauvaise ambiance qui règne ici.

C’est bête à dire mais je n’ai pas l’habitude de ne pas être appréciée et ici personne ne peut me voir -sans que je comprenne pourquoi/comment (on est que 10 à Paris et tout se passe bien avec les autres en régions)- (à part mon chef- qui est devenu un ami) et du coup je perds confiance en moi et en mes capacités (et la confiance en moi, c’est pas quelque chose que je possède en quantité, loin de là) (je suis une affective, c’est une faiblesse je sais).

j’ai l’impression de n’arriver à rien, de ne pas être capable de faire du bon travail, d’être une « imposteuse » à mon poste.

je n’ose plus ouvrir la bouche, j’ai peur de ne dire que des conneries, d’être jugée dès que je parle…

je me renferme.

je vois le psy demain. à mon avis, il va pas être ravi que j’ai stoppé des médicaments pendant mes vacances… j’espère néanmoins réussir à reprendre le dessus et à ne pas replonger tête baissée dans la chimie …

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avec ou sans béquilles ?

Le voyage-surprise, c’était la Sardaigne ! Une île magnifique, une terre à découvrir… J’ai été enchantée ! Tellement enchantée que le retour au quotidien s’est révélé très très rude… Me sentant tellement bien pendant les vacances, j’ai commis l’erreur de ne pas prendre tous mes médicaments, souhaitant les réduire afin de contre-attaquer les effets secondaires et la prise de poids notamment. Je me sentais tellement bien que j’ai cru pouvoir reprendre ma vie quotidienne sans ces béquilles chimiques. erreur. du coup, j’ai pris des rtt puis j’ai été arrêtée. Je reprends le boulot demain avec énormément d’appréhension. Quoi d’autre sinon ? Après la Sardaigne, nous sommes partis en week-end chez mes beaux-parents près d’Aix en Provence (où  nous attendait… la pluie :-( ). Les Sardes mangent des pâtes en entrée, à tous les repas, du coup c’était pâtes deux fois par jour; en revenant je me suis pesée et j’avais repris deux kilos. Après le week-end chez les beaux-parents, où ma belle-mère, bien qu’elle soit toujours au régime, s’est efforcée de nous gaver comme des oies qu’elle aimerait manger à Noël… re-deux kilos de plus. Je me suis remise au régime en rentrant, j’espère tenir cette fois-ci, je reprends le régime à 92 kilos. J’espère également pouvoir continuer sans avoir à reprendre plus de médicaments. Je prends un anti-dépresseur le matin (contre quatre par jour + un thymorégulateur) et un somnifère le soir (contre deux auparavant). Vais-je tenir ?

 

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vaaaacaaanceessss !!

Ce soir, c’est les vacances. Yeees ! Enfin ! Je pars mais je ne sais pas où, c’est un voyage-surprise offert par ma Maman pour mon anniversaire.

Mon amoureux, ayant commencé un nouveau travail fin janvier, ne peut prendre de congés pour le moment.

Donc: Surpriiiise ! Je saurais demain matin à l’aéroport pour où nous embarquons !!!

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Attention OFNI (objet filmé non identifié) !!

 

Un écrivain de seconde zone signe son dernier livre à Swan Valley, un patelin perdu au fin fond de nulle part. Il y rencontre Edgar Allan Poe et les fantômes d’enfants massacrés un demi-siècle plus tôt… Film d’ouverture du dernier Festival de Gérardmer, Twixt un film de Francis Ford Coppola. Avec cette fausse histoire de vampires, il revient aux sources de son cinéma, quand il faisait partie de l’écurie de Roger Corman et tournait Dementia 13 (1963), avec toutefois la maestria qu’il a acquise depuis. A ce stade de sa longue carrière, le cinéaste a gagné le droit de faire ce qu’il a envie et ne s’en prive pas ! Réflexion poétique, il conjugue création avec Baudelaire et Edgar Allan Poe, met en scène de faux vampires gothiques qui se nourrissent d’opéra et de hard rock, un shérif à la ramasse (Bruce Dern), une bibliothécaire momifiée et j’en passe. Brouillant constamment les lignes, c’est un travail de mémoire qui oppose la fille disparue d’un écrivain en quête de sens et l’emmurée vivante de Swan Valley (étonnante Elle Fanning), triste fantôme qui guide ses pas dans une forêt fantasmée. Rythmée par le carillon des sept horloges d’un clocher à la Tim Burton, l’intrigue se déroule sans réel fil conducteur si ce n’est une enquête cousue de fil blanc et la dérive d’un père détruit par la culpabilité et le deuil. En équilibre entre la fiction, la réalité, le rêve et les dérives alcooliques de son personnage principal, ce film bricolé reste en permanent état de grâce.  Val Kilmer est épatant dans la scène où, complètement en panne d’inspiration, son personnage remâche ad libitum dans toutes ses variations La brume du lac devant son Mac rutilant. Je ne le conseillerai par contre à personne, c’est un film trop particulier pour risquer d’encourager les gens à aller le voir.

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Tout est encore possible

Aller marcher, au milieu des touristes en goguette, sur les Champs-Elysées pendant ma pause de midi. Ecouteurs sur les oreilles, écouter Etienne Daho, indifférente aux bruits ambiants. Marcher une bonne heure. Chantonner. Sentir l’énergie qui revient dans le corps. L’espace d’un instant, être juste bien, sans un regard pour le passé et sans angoisse pour l’avenir. Juste bien. Revenir au bureau avec une motivation nouvelle. Se souvenir de renouveler l’expérience. Juste pour être bien.

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Pensées secrètes

et voilà un an de plus… et le regret de ne pas avoir su profiter de cette année écoulée. Certes, j’ai fait des progrès par rapport à la gestion au quotidien de la maladie, j’ai réussi à faire mon travail au quotidien mais je n’ai pas su bien profiter des petits bonheurs et de la vie tout simplement. Je déteste prendre une année de plus et avoir l’impression de ne pas avoir « avancer ».

Mais ma meilleure amie m’a invitée hier au théâtre pour fêter mon anniv (j’ai de chouettes copines) et m’a sortie un peu de ma tristesse. Nous sommes tout d’abord allées boire deux coupes de champagne (j’étais un peu pompette en sortant du bar !) et nous sommes allées voir « Pensées secrètes » d’après un roman de David Lodge au théâtre de la gaité montparnasse avec deux comédiens que j’aime beaucoup, Samuel Labarthe et Isabelle Carré.

 Samuel Labarthe joue un spécialiste de l'intelligence artificielle, et Isabelle Carré, une romancière venue donner des cours de littérature à l'université dont il est membre.
Samuel Labarthe joue un spécialiste de l’intelligence artificielle, et Isabelle Carré, une romancière venue donner des cours de littérature à l’université dont il est membre.
Les Pensées ne sont pas du tout «secrètes» dans la pièce de David Lodge intitulée, à plus juste titre, Thinks en anglais. Le public assiste au contraire à des échanges en direct entre deux personnages brillants, comme l’auteur anglais les affectionne. Ralph Messenger (Samuel Labarthe), un spécialiste renommé de l’intelligence artificielle, et Helen Reed (Isabelle Carré), romancière célèbre venue donner des cours de littérature à l’université dont il est membre.

Quinquagénaire marié, cabot, arrogant et cynique, Ralph Messenger enregistre ses pensées sur un dictaphone. En vrac, les cris d’extase d’une maîtresse, des considérations sur la religion, la mort et les réflexions que lui inspire Helen. L’expérience est censée l’aider à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain. De son côté, peu de temps après la mort brutale de son mari, Helen a commencé à écrire son journal sur un ordinateur. Progressivement, les deux personnages se livrent à des joutes verbales de plus en plus poussées, chacun défendant sa vision de la conscience.

Le spectateur est séduit par cette comédie romantique où les personnages empruntent des chemins de traverse qui les fait évoluer. Il s’intéresse aux différences des personnalités et s’amuse de leur rapprochement. Macho éhonté, Ralph finit par toucher le public. Au début, vulnérable, Helen, elle, gagne en maturité. À la fois dans l’émotion et l’humour, la distribution est au diapason. Son personnage de séducteur incorrigible va comme un gant au charismatique Samuel Labarthe. La douceur angélique et lumineuse d’Isabelle Carré sied à merveille à la fragilité d’Helen. Les deux comédiens étaient faits pour s’entendre.

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